SANTE :  Grâce au don d’ovules de sa soeur, une jeune Australienne qui souffrait de ménopause précoce va avoir des jumeaux.

Fin 2014, Amber et son compagnon Chris, un j e u n e c o u p l e d e FMelbourne (Australie) décident d’avoir un bébé. Comme la grossesse se fait attendre, la jeune femme décide de consulter un médecin. Elle lui parle de ses fréquentes bouffées de chaleur, mais tous deux en rigolent dans un premier temps, évoquant une « ménopause vraiment précoce » sachant que la jeune femme n’a que 23 ans. Mais lorsque les résultats des tests sanguins leur parviennent, médecin et patiente cessent de rire : le taux de FSH (l’hormone qui intervient dans la maturation des ovules) dans le sang de la jeune femme est identique à celui d’une femme ménopausée. « J’étais juste en état de choc », explique Amber au site House of White. « Je me souviens juste que je ne cessais de pleurer en me demandant si je pourrais encore avoir des enfants ». LE LONG PARCOURS DES FIV Lorsqu’ Amber consulte un gynécologue, celui-ci lui annonce qu’elle a un kyste de 7 cm sur l’un de ses ovaires et qu’il fallait lui retirer. Après l’opération, la jeune femme suit pendant 6 mois un traitement inducteur de l’ovulation (Clomid). « J’ai absolument détesté ce médicament et j ‘ a i e u d e s e ff e t s secondaires terribles. Je n’ai jamais ovulé, donc il a finalement été décidé que ce n’était pas pour moi « , explique la jeune femme. Une fécondation in vitro reste alors sa seule option. Lors de la procédure, les médecins découvrent un kyste sur son autre ovaire, ce qui empêche toute ovulation. Une Fiv avec ses propres ovules devient impossible. Un don d’ovocytes de sa soeur devient alors la seule possibilité pour Amber de tomber enceinte. « Ma soeur Taylor est un vrai petit soldat. Elle faisait elle-même ses injections matin et soir pour stimuler ses follicules ». Lors de la première ponction d’ovules, les médecins recueillent 9 follicules mais seul l’un d’entre eux survit et peutêtre implanté. Et cela n’aboutit à aucune grossesse. « Nous étions tous brisés. Mentalement, physiquement, émotionnellement. Et financièrement, je ne pensais pas pouvoir refaire l’opération à nouveau » raconte Amber. Mais finalement une seconde procédure est lancée trois mois plus tard. Cette fois 13 follicules sont recueillis et deux d’entre eux sont implantés. « Les deux semaines d’attente ont été horribles » se rappelle Amber. « Un jour, vous pensez que cela a fonctionné, le lendemain vous avez l’impression que vous avez échoué à nouveau. Et lorsque 9 jours après le transfert, j’ai vu du sang en allant aux toilettes, je me suis effondrée. Mon compagnon a tenté de me rassurer en me disant que c’était peut-être le signe de l’implantation des oeufs. Mais je me suis dit « qu’est-ce qu’un homme connaît de ces choses ? ». C’est pourtant Chris qui a raison car les médecins lui annoncent la bonne nouvelle quelques jours plus tard. Une semaine plus tard, les analyses lui révèleront même qu’elle est enceinte de jumeaux. Pour raconter son long parcours et donner de l’espoir à toutes les jeunes femmes qui souffrent d’infertilité, Amber a ouvert un compte Instagram. Elle y affiche aujourd’hui son jolie ventre rond de future maman de jumeaux, enceinte de 32 semaines.

Par Catherine Cordonnier

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *