ETUDE BIBLIQUE

Couleur liturgique : Pourpre

A/VOCABULAIRE (Néant)

B/ INTERET : CHRIST, le pain descendu du ciel, est l’antitype de la manne et de la pâque, parce qu’il les remplace définitivement. En effet celui qui mange sa chair et qui boit son sang a la vie éternelle et demeure en lui. Car, Dit- il, « ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage.» (Jn 6 : 55). Scandalisés par cette affirmation qu’ils ont prise à la lettre, des incrédules qui suivaient JESUS à cause de ses miracles, l’ont définitivement abandonné.

C/ ENSEIGNEMENT

I/ CONTEXTE HISTORIQUE PROCHE

Le Seigneur Jésus, entouré de ses disciples, Lenseignait dans la synagogue de capernaüm au milieu des juifs. Il disait qu’il est le pain vivant qui est descendu du ciel. Après avoir rappelé aux juifs que leurs pères ont mangé la manne dans le désert, mais qu’ils étaient morts, il leur affirme sans détour une vérité qui choque leur conscience : « Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi et je demeure en lui. » (Jn 6 : 56) C’est incompréhensible et répugnant pour un juif que de manger de la chair, surtout celle d’un homme. De plus, ils savent que Dieu a défendu à l’homme de manger le sang, parce que le sang, c’est la vie. Le Seigneur Jésus fait allusion au fait que les enfants d’Israël, en esclavage en Egypte, ont dû se nourrir de l’agneau de pâque dont le sang sur les linteaux de leurs portes les a mis à l’abri du jugement de Dieu. Lui, Jésus, est un autre type d’agneau pascal dont le sang ôte le péché du monde. Ayant pris la parole de Jésus à la lettre, plusieurs de ses disciples qui l’ont entendu, ont dit : « Cette parole est dure ; qui peut l’écouter ?». Ces disciples, déçus, se sont retirés, et ont décidé de ne plus suivre Jésus. Le Seigneur qui sait toutes choses, et qui voit que ses disciples murmurent à ce sujet, se tourne vers les douze et leur demande : « Et vous, ne voulez-vous pas aussi vous en aller ?» Question à laquelle Simon Pierre répond : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle.» (Jn 6 : 68).

II/ LES PAROLES DE JESUS-CHRIST SONT ESPRIT ET VIE

Les disciples qui se sont retirés ne font pas partie Ldes douze apôtres. Un vrai disciple admet les enseignements de son maitre et les pratique. Pierre a répondu au nom des douze, parce qu’il pensait que tous partageaient sa foi en Jésus. Mais il ignore en réalité qui est Judas Iscariot. Ayant pris la mesure du désarroi des juifs et de certains de ses disciples, Jésus explique qu’il ne faut pas prendre ce qu’il dit dans un sens matériel : « C’est l’Esprit qui vivifie ; la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie.» (Jn 6 : 63). Parmi les juifs et les disciples qui ont entendu les paroles de Jésus, la plupart d’entre eux les ont comprises dans un sens littéral et charnel. Ils ont suivi Jésus à cause des miracles qu’ils ont vus, mais ils ne croient pas vraiment en lui de façon spirituelle. Leur foi est faible et superficielle. Manger la chair de Jésus signifie manger le Saint Esprit, car la chair ne sert de rien. Les paroles de Jésus sont Esprit, au même titre que Dieu est Esprit. Ce ne sont pas les paroles naturelles d’un homme ordinaire, et elles ne peuvent être comprises que par notre esprit éclairé par l’Esprit de Dieu. Ses paroles sont également vie. Car, de même que la parole de Dieu a créé les cieux et la terre et a donné vie à toute créature, de même la parole de Jésus donne la vie spirituelle à tous ceux qui la reçoivent. Et à tous ceux qui l’ont reçue, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu.

III/ ALLONS A JESUS : IL A LES PAROLES DE LA VIE ETERNELLE

Les juifs, qui sont des religieux charnels, critiquent l’enseignement de Jésus sans vraiment rien comprendre à son message. Mais parmi la foule de disciples qui le suivent aussi, certains ont commencé à murmurer. D’autres, dans leur égarement, ont courageusement pris la décision de le quitter, parce qu’ils trouvent les paroles de Jésus trop dures, difficiles à mettre en pratique. S’étant tourné vers les douze, Jésus demande : « Et vous, ne voulez-vous pas aussi vous en aller ?» Simon Pierre répond : « Seigneur, à qui irionsnous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Et nous avons cru et nous avons connu que tu es le Christ, le Saint de Dieu.» (Jn 6 : 68-69 ). Cette profession de foi de Pierre nous interpelle, car la foi est un don gratuit de Dieu. C’est toujours Dieu qui nous révèle, à chacun et au temps convenable, la vraie nature de Christ. Les paroles de Christ donnent la vie. Les paroles de Christ sont la vérité, et elles nous indiquent le chemin pour entrer au ciel. C’est pourquoi Jésus lui-même a dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que pour moi. » (Jn 14 : 6). En dehors de Jésus le Messie, il n’y a aucune étincelle de vie ailleurs. Sans lui, le monde n’est que ténèbres, chaos et perdition. C’est pourquoi la Bible déclare : « Celui qui a le Fils a la vie ; Celui qui n’a pas le Fils de Dieu, n’as pas la vie » (1 Jn 5 : 12 ). Au ciel, nous n’avons personne d’autre que lui. Sur la terre et sous la terre, il n’y a que lui seul qui peut donner la vie, et la vie en abondance. C’est pourquoi il déclare lui-même, par la bouche du prophète Esaïe : « Tournez-vous vers moi, et vous serez sauvés, vous tous qui êtes aux extrémités de la terre ! Car je suis Dieu, et il n’y en a point d’autre.» (Es. 45 : 22). Ces paroles adressées aux enfants d’Israël il y a des milliers d’années nous concernent aujourd’hui. Il n’y a point d’autres dieux devant la face de l’Eternel, le Saint d’Israël. Il règne d’âge en âge, d’éternité en éternité et son règne n’a pas de fin. Il déclare : « La vérité sort de ma bouche et ma parole ne sera point révoquée : Tout genou fléchira devant moi, toute langue jurera par moi »(Es 45 : 23). C’est lui-même qui a envoyé sur la terre son Fils bienaimé, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. Allons à Jésus, car lui seul nous suffit ! « C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus Christ est Seigneur à la gloire de Dieu le Père. » (Phil. 2 : 9-11) Nul, dans les cieux et sur la terre ne peut contester avec lui. Car, « à lui viendront, pour être confondus, tous ceux qui étaient irrités contre lui. » (Es. 45 : 24). Saul, le persécuteur de l’Eglise, confondu par Jésus sur la route de Damas et devenu apôtre du Seigneur, l’a si bien compris et l’a servi avec zèle et abnégation au péril de sa vie. Ambassadeur du Christ, c’est par la puissance de l’Evangile qu’il a ramené à la lumière des hommes et des femmes qui vivaient dans les ténèbres de Satan. L’église de Corinthe à laquelle il a adressé deux épîtres, était l’un des témoignages vivants de son engagement en Jésus Christ.

CONCLUSION

Bien-aimés frères et soeurs, allons à Jésus Bcar c’est lui seul qui a les paroles qui donnent la vie éternelle. Aujourd’hui, si nous entendons sa voix, n’endurcissons pas nos coeurs et souvenons-nous que « la lettre tue, mais c’est l’Esprit qui vivifie.» Amen !

A méditer : ES. 45v. 22 ; 2 Cor. 3 v.8 ; Jean 6v. 68

Dieu se lève, ses ennemis se dispersent Dieu se lève, ses ennemis se dispersent, Et ses adversaires fuient devant sa face. Comme la fumée se dissipe, tu les dissipes ; Comme la cire se fond au feu, Les méchants disparaissent devant Dieu. Mais les justes se réjouissent, ils triomphent devant Dieu, Ils ont des transports d’allégresse. Chantez à Dieu, célébrez son nom ! Frayez le chemin à celui qui s’avance à travers les plaines ! L’Eternel est son nom : réjouissez-vous devant lui. Le père des orphelins, le défenseur des veuves, C’est Dieu dans sa demeure sainte. Dieu donne une famille à ceux qui étaient abandonnés, Il délivre les captifs et les rend heureux ; Les rebelles seuls habitent des lieux arides. O Dieu ! Quand tu sortis à la tête de ton peuple, Quand tu marchais dans le désert. La terre trembla, les cieux se fondirent devant Dieu, Le Sinaï s’ébranla devant Dieu, le Dieu d’Israël. Tu fis tomber une pluie bienfaisante, ô Dieu ! Tu fortifias ton héritage épuisé. Ton peuple établit sa demeure dans le pays Que par ta bonté, ô Dieu ! Tu avais préparé pour les malheureux. Le Seigneur dit une parole, Et les messagères de bonnes nouvelles sont une grande armée : Les rois des armées fuient, fuient, Et celle qui reste à la maison partage le butin. Tandis que vous reposez au milieu des étables, Les ailes de la colombe sont couvertes d’argent, Et son plumage est d’un jaune d’or. Lorsque le Tout-Puissant dispersa les rois dans le pays, La terre devint blanche comme la neige du Tsalmon.

Très Rev. GNAMIEN Esaïe M’YE Surint. du District de Yopougon

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