Couleur liturgique : Pourpre

JOURNEE. MOISSONNEURS – 1

A/ VOCABULAIRE

-Je = pronom personnel, désigne celui qui parle ou qui écrit. – Ai = verbe avoir conjugué au présent de l’indicatif. Il signifie posséder, obtenir, acquérir, savoir, connaitre etc. -Personne = un être humain quel qu’il soit, n’importe qui. -Jeter = verbe jeter, lancer quelque chose au loin avec la main d’un endroit à un autre, se débarrasser, envoyer brusquement et brutalement -Eau = liquide naturel, transparent, limpide, incolore et inodore

B/ INTERËT

La vie chrétienne se préoccupe non seulement du spirituel, mais aussi du bien-être physique, moral, psychologique, matériel etc de l’homme. Cependant, nous sommes dans un monde d’individualisme, de méchanceté. Ainsi, crions véritablement à Dieu car lui seul n’échoue pas et il prend soin de ceux qui sont en difficultés.

C/ ENSEIGNEMENT

I-SITUATION DU CONTEXTE

Nous sommes dans la 2ème partie de l’évangile de Jésus-Christ selon le témoignage de Jean. Le fils de Zebédée et de Salomé, nous parle du Message et le Ministère de Jésus, Fils de Dieu (chp 2 au chp 12). Et dans la 1re Session de cette partie, Jean l’apôtre bien-aimé montre comment Jésus rencontre la foi et l’incrédulité de gens. Ainsi, Jésus rencontre Nicodème (chp 3), la femme Samaritaine et de nombreux samaritains (chp 4:-45), un officier romain (chp 4:46-54), surtout le paralytique de Bethesda (chp 5:1-16) ; d’où démonstration du pouvoir propre de Jésus de faire vivre, bien au-delà des guérisons physiques qui en sont un signe. Ainsi, en ce dimanche 04 Novembre 2018, le thème proposé par l’EMUCI est : SEIGNEUR, JE N’AI PERSONNE. D’où le verset de méditation tiré de Jean 5:7 : « Le malade lui répondit: Seigneur, je n’ai personne pour me jeter dans la piscine quand l’eau est agitée, et, pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. ».

II- ORDINAIRE IMPOSSIBLE

1) Décor défavorable

La guérison du paralytique de 38 ans rapporté par Jean, ne pouvait être réalisée au regard du contexte :*le moment = c’était à une fête juive. Les juifs se rendaient à Jérusalem à l’occasion de trois (3) fêtes (Pâque et fête des pains sans levain / la Pentecôte ou fête des moissons ou des semaines / fête des tentes ou des cabanes. Ici, la fête n’était pas précisée ; mais on était préoccupé par elle, et non des malades. *le jour = le sabbat. Selon la loi juive, personne ne devrait effectuer un travail ou un déplacement d’un km. Donc porter son lit est un travail d’après les pharisiens (Ex. 20:8). *la méthode de guérison = à la piscine de Bethesda, les malades attendaient des guérisons par des eaux thermales. Donc, il fallait toucher non seulement l’eau ; mais être le 1er à le faire au moment où l’ange vient remuer l’eau. *la période imprécise : « de temps en temps », grand doute, pas d’attente. Quelle patiente à exercer ! *les types de malades = tous les concurrents avaient un mal moins compliqué que celui du paralytique : « Sous ces portiques étaient couchés en grand nombre des malades, des aveugles, des boiteux, des paralytiques, » (Jn 5:3). Quelle concurrence inégale, âpre ! *le temps de la maladie : 38 ans de maladie, d’où pas d’espoir et d’espérance.

2) Je n’ai personne : guérison impossible

Au regard du décor dépeint plus haut, le paralytique ne peut aucunement être guéri. Sa réponse à Jésus est donc vrai : « Jésus, l’ayant vu couché, et sachant qu’il était malade depuis longtemps, lui dit: Veux-tu être guéri? » (6). À cette question à deux réponses (oui ou non), il répond : « Le malade lui répondit: Seigneur, je n’ai personne pour me jeter dans la piscine quand l’eau est agitée, et, pendant que j’y vais, un autre descend avant moi.» (v.7). Hélas ! Détresse, solitude, désaveu, désespoir ! D’où guérison vraiment impossible. La guérison, quelque chose ordinaire qu’attendaient les malades, était impossible ce jour, ici.

III- EXTRAORDINAIRE POSSIBLE

1) Jésus, La personne

La plaine était légitime et justifié. Vraiment, il n’avait personne : ni famille, ni ami, ni connaissance. Quelqu’un qui pouvait être patient pour le « jeter » (oui !à cause des concurrents en face.).Il s’est habitué à son handicap. Jésus rentre en scène et crée le contact par une question et un ordre : « Lève-toi, lui dit Jésus, prends ton lit, et marche » (v.8)

2) Guérison possible

Jésus change le système de guérison là. Il change la méthode, le jour et l’heure propice de la guérison : « Aussitôt cet homme fut guéri; il prit son lit, et marcha » (v.9). Le paralysé n’est plus en concurrence avec les autres malades ; mais avec lui-même. Sa foi a été éprouvée. Quel miracle !

IV- JÉSUS-CHRIST, DIEU D’ACTUALITÉ

1) Jésus, le même

Jésus n’a pas changé. Il exerce toujours son amour, sa compassion, sa miséricorde, même devant les cas impossibles. Quand la main de l’homme est courte, c’est là que la main de Dieu devient longue. Jésus guérit physiquement et spirituellement, malgré les opposants qui ne voyaient que la violation de la loi, plus que le miracle de guérison opéré. C’est lui le Dieu des cas impossibles. La guérison implique l’annonce de l’évangile. Nous sommes guéris pour témoigner de la grâce de Dieu. Cela entraine une vie à la gloire de Dieu, dans la sainteté et dans la sanctification : « Depuis, Jésus le trouva dans le temple, et lui dit: Voici, tu as été guéri; ne pèche plus, de peur qu’il ne t’arrive quelque chose de pire. Cet homme s’en alla, et annonça aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri. » (v.14-15), aussi qui peut provoquer l’opposition des agents de Satan (sorcellerie, jalousie, haine, mépris, persécutions etc). Jésus guérit et pardonne véritablement. Toute guérison vient de Dieu. Donc, à bas; l’orgueil,  »les m’as-tu vu ». Cela n’exclut pas de soins modernes (hôpital) ou traditionnelle, mais il demande de faire attention aux  »diseurs de bonne aventure », de féticheurs, aux guérisseurs sataniques, Maggie, sectes pernicieux (rose croix, eckankar, franc maçon), attention aux  »dons » des clubs-services. Tu n’as personne ! Mais tu as Jésus, c’est l’essentiel.

2) Quelle journée ACSM, aujourd’hui ?

La journée ACSM, c’est tous les jours. Ne pas attendre tous les 1ers dimanches de Novembre pour soutenir les frères et soeurs en difficultés. Chacun peut soutenir le prochain (en deuil, malade, chômeur, attaqué par les puissances de ténèbres, stérile, pauvre, démuni etc) : « Le pauvre est odieux même à son ami, Mais les amis du riche sont nombreux. Celui qui méprise son prochain commet un péché, Mais heureux celui qui a pitié des misérables! » (Prov.14:20-21), ne donc pas poser nos actions sociales par intérêt (ethnique, social, corporatif financier, matériel etc). le chrétien, c’est la pratique de la communion fraternelle, un amour de tout l’homme (spirituel, financier, physique etc) et non un amour-favoritisme, hypocrite « Si vous accomplissez la loi royale, selon l’Écriture: Tu aimeras ton prochain comme toi-même, vous faites bien. Mais si vous faites acception de personnes, vous commettez un péché, vous êtes condamnés par la loi comme des transgresseurs » (Jacq 2 :8-9). Des actes civiques, sociaux, médicaux et humanitaires peuvent être posés partout et en tout temps. Et ceux qui en ont besoin sont à côté de nous (dans nos maisons, familles, voisinages, églises, villages) et partout (orphelinats, pouponnières, SOS, Centres sociaux du pays). Il faut soutenir les responsables des Comités et Conseils  »Église et Société » de nos églises toute l’année. Manifestons notre amour par des oeuvres (visites aux malades, dons, prières, conseils, encouragement etc) à tous les laissés pour compte, les sans-abris.

CONCLUSION

Ami en Christ, Dieu fait grâce encore et toujours. Le paralytique guérit physiquement, mais aussi spirituellement et matériellement : voici, le vrai évangile, l’évangile de tout l’homme. Et cela doit se traduire par notre amour, notre communion fraternelle, notre main tendue à l’autre. Bien-aimé, penses-tu n’avoir personne dans ta vie (parents, amis, connaissance etc) c’est possible. Mais, tu as Jésus, le Dieu de l’impossible. Compte sur Jésus, fixe tes regards sur lui et tu verras sa gloire. : « Opprimer le pauvre, c’est outrager celui qui l’a fait; Mais avoir pitié de l’indigent, c’est l’honorer »(Prov. 14:31) , « Car quiconque observe toute la loi, mais pèche contre un seul commandement, devient coupable de tous. » (Jq 2:10).

Que Dieu nous soit en aide. Amen ! SHALOM.

A mediter: Prov. 14 : 21, 31/ Jacq. 2 : 8 -9 / Jean. 5 : 7

 

L’Eternel m’a rendu selon ma droiture Il m’a mis au large, Il m’a sauvé, parce q u ‘ i l m ‘ a i m e . L’Eternel m’a traité selon ma droiture, Il m’a rendu selon la pureté de mes mains ; Car j’ai observé les voies de l’Eternel, Et je n’ai point été coupable envers m o n D i e u . To u t e s s e s ordonnances ont été devant moi, Et je ne me suis point écarté de ses lois. J’ai été sans reproche envers lui, Et je me suis tenu en garde contre mon iniquité. Aussi l’Eternel m’a rendu selon ma droiture, Selon la pureté de mes mains devant ses yeux. Avec celui qui est bon tu te montres bon, Avec l’homme droit tu agis selon la droiture, Avec celui qui est pur tu te montres pur, Et avec le pervers tu agis selon sa perversité. Tu sauves le peuple qui s’humilie, Et tu abaisses les regards hautains. Oui, tu fais briller ma lumière ; L’Eternel, mon Dieu, éclaire mes ténèbres. Avec toi je me précipite sur une troupe en armes, Avec mon Dieu je franchis une muraille. Les voies de Dieu sont parfaites, La parole de l’Eternel est éprouvée ; Il est un bouclier pour tous ceux qui se confient en lui. Car qui est Dieu, si ce n’est l’Eternel ; Et qui est un rocher, si ce n’est notre Dieu ? C’est Dieu qui me ceint de force, Et qui me conduit dans la voie droite. Il rend mes pieds semblables à ceux des biches, Et il me place sur mes lieux élevés. Il exerce mes mains au combat, Et mes bras tendent l’arc d’airain. Tu me donnes le bouclier de ton salut, Ta droite me soutient, Et je deviens grand par ta bonté. Tu élargis le chemin sous mes pas, Et mes pieds ne chancellent point. Je poursuis mes ennemis, je les atteins, Et je ne reviens pas avant de les avoir anéantis. Je les brise, et ils ne peuvent se relever ; Ils tombent sous mes pieds. Tu me ceins de force pour le combat, Tu fais plier sous moi mes adversaires. Tu fais tourner le dos à mes ennemis devant moi, Et j’extermine ceux qui me haïssent. Ils crient, et personne pour les sauver ! Ils crient à l’Eternel, et il ne leur répond pas ! Je les broie comme la poussière qu’emporte le vent, Je les foule comme la boue des rues. Tu me délivres des dissensions du peuple ; Tu me mets à la tête des nations ; Un peuple que je ne connaissais pas m’est asservi. Psaume 18 : 20-43

Très Rev. GNAMIEN Esaïe M’YE

Surint. du District de Yopougon

 

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